Pourquoi un coût énergétique pour chaque bien ?
Un label PEB en dit long sur l'isolation d'un logement, mais pas sur ce que vous paierez en fin d'année. Deux logements de label D peuvent différer de plusieurs centaines d'euros par an selon leur taille et leur chauffage. C'est pourquoi nous traduisons le label en un montant : vous pouvez ainsi comparer honnêtement un bien bien isolé mais plus cher avec un bien moins cher qui consomme beaucoup.
1. L'indice PEB comme point de départ
Chaque certificat contient un indice en kWh par m² et par an : la consommation d'énergie primaire calculée pour le chauffage, l'eau chaude, la ventilation et le refroidissement, déterminée par un certificateur agréé. Nous le multiplions par la surface habitable. Si seul le label est connu, nous prenons le milieu de la classe et affichons une marge plus large.
2. Calibrage sur la consommation réelle
L'indice est un calcul théorique avec un occupant standard qui chauffe toutes les pièces à température fixe. En pratique, les habitants de maisons mal isolées chauffent moins de pièces et moins fort. Une étude portant sur près de 200 000 logements montre que la consommation réelle d'un mauvais label est environ la moitié de la valeur calculée, alors qu'elle est légèrement supérieure pour un excellent label. La maison flamande moyenne a un indice d'environ 418 mais consomme réellement 17 000 à 20 000 kWh de gaz. Nous appliquons donc un facteur de correction qui dépend du score : d'environ 1,2 pour un label A à 0,35 pour un label F.
3. De l'indice aux euros
L'indice compte l'électricité avec le facteur 2,5 (énergie primaire). Pour un chauffage électrique ou une pompe à chaleur, nous divisons donc par ce facteur avant d'appliquer le prix de l'électricité ; le rendement de la pompe à chaleur est déjà dans l'indice. Le gaz naturel est calculé au prix du gaz, le mazout au prix du mazout (10 kWh par litre), les pellets à un prix fixe par kWh. Si le type de chauffage est inconnu, nous supposons le gaz naturel et le mentionnons.
4. La consommation du ménage en plus
Cuisine, lessive, réfrigérateur, éclairage et télévision ne sont pas dans le PEB. Cette consommation dépend du nombre d'occupants, que nous déduisons du nombre de chambres : 3 chambres correspondent à un ménage de 3 à 4 personnes. Nous utilisons les consommations moyennes par taille de ménage du VREG. S'il y a des panneaux solaires, nous déduisons 30 % de ce coût pour l'autoconsommation.
5. Des prix actuels, tout compris
Nous utilisons les prix moyens tout compris par région du tableau de bord mensuel de la CREG, le régulateur fédéral : énergie, tarifs de réseau, taxes et TVA, pour un ménage standard de 3 500 kWh d'électricité et 17 000 kWh de gaz. Les tarifs sont mis à jour chaque mois et la date figure sur chaque estimation.
Tarifs de septembre 2026 (CREG).
Pourquoi une fourchette et pas un montant exact ?
Parce que vos habitudes de chauffage, votre thermostat, votre contrat et la météo pèsent plus qu'aucune formule ne peut le saisir. Nous affichons donc une marge de 20 % en dessous et au-dessus de la valeur centrale (30 % si seul le label est connu). Le montant sert à comparer des logements entre eux, pas à prédire votre facture.
Sources
- CREG, tableau de bord des prix de l'énergie pour les clients résidentiels (mensuel).
- VREG, consommation électrique moyenne par taille de ménage.
- Agence flamande de l'énergie et du climat, méthodologie EPC et classes ; classes PEB de Wallonie et de Bruxelles pour les biens hors Flandre.
- Majcen, Itard et Visscher (2013), consommation théorique versus réelle de logements labellisés, 194 000 logements ; Delghust et al. (2015) sur l'écart de performance en Flandre.
Le coût énergétique estimé est une indication basée sur des données publiques et des moyennes. ikzoek ne garantit pas son exactitude et l'estimation ne remplace ni un certificat PEB, ni un devis, ni un audit énergétique.